«Ce n’est qu’avec les yeux des autres que l’on peut voir ses défauts»

Troisième leçon:

LA RESPIRATION DIAPHRAGMATIQUE

La maîtrise de la respiration dans la pratique du tir à l’arc reste essentielle pour s’élever à un niveau supérieur. L’acte respiratoire conduit l’air dans les poumons: il fournit l’oxygène vital immédiatement mis en circuit par les deux veines pulmonaires et rejette le gaz carbonique amené aux poumons par l’artère pulmonaire. Le corps se débarrasse ainsi des déchets et reçoit en contrepartie l’aliment indispensable à son travail.

Vous allez me dire nous savons c’est ce que nous faisons habituellement. Mais on peut améliorer cette respiration par la respiration diaphragmatique.

Alors qu’est-ce qu’une respiration diaphragmatique?

Le diaphragme est notre deuxième cœur veineux. C’est un muscle d’une surface respectable, le plus puissant de notre corps qui s’abaisse comme une pompe refoulante parfaite. Il comprime la fois, la rate, l’intestin, ranimant toute la circulation portale et abdominale.

Dans un organisme sain, il fait 18 excusions par minute se déplaçant de 4 centimètres vers le haut et de 4 centimètres vers la bas soit une amplitude de mouvements de 8 centimètres environ. Le diaphragme joue un rôle considérable lorsque la respiration s’effectue avec la sangle abdominale contrôlée, c’est-à-dire qu’on ne relâche pas le ventre exagérément vers l’avant.

Pour obtenir la maîtrise de cette respiration, vous devrez vous entraîner régulièrement et opter pour cette pratique dans la vie de tous les jours.

 

Après l’échauffement de votre corps.

Vous êtes perpendiculaire à la cible, l’arc en main, très concentré sur votre objectif.

 

PRINCIPE N°1

SANS ARMER L’ARC, AU REPOS:

 

Inspirer par le nez en poussant votre estomac vers l’avant (le diaphragme s’abaisse et refoule les viscères) mais soyez vigilant en contrôlant la sangle abdominale, c’est-à-dire de ne pas laisser votre ventre se «ballonner». Ne cambrez pas les reins. Vous venez d’emmagasiner une bonne énergie pour «POUSSER-TIRER» votre arc avec plus de potentiel d’énergie.

 

PRINCIPE N° 2

ARMEMENT DE L’ARC JUSQU’AU POINT D’ENCRAGE:

 

Au même moment où vous commencez l’élévation de l’arc, simultanément vous expirez modérément PAR LA BOUCHE en parfaite coordination avec vos gestes jusqu’à l’ancrage. Tout doit être bien synchronisé.

Dans cette expiration le ventre se creuse naturellement, la sangle abdominale repousse les organes, le volume de la cavité est réduit, les épaules s’abaissent, liées à la réduction du volume de la cage thoracique. Vous arrivez à l’ancrage où vous bloquez la respiration (apnée) durant toute la tenue du point d’encrage: vous vous concentrez en fixant la cible, totalement immobile.

N.B.: Il est préférable d’expirer par la bouche plutôt que par le nez car le volume d’air à rejeter avec l’énergie doit «s’exprimer» en coordination avec le temps relativement court de l’armement. Si vous expiriez par le nez le processus serait plus long, moins intense et par conséquent privé de l’efficacité recherchée.

 

PRINCIPE N°3

LA DECOCHE

 

Vous expirez par la bouche simultanément dans l’action de la décoche, tout en contrôlant votre bras d’arc qui ne doit pas bouger.

L’énergie libérée accordera un crédit supplémentaire au vol de votre flèche. N’oubliez pas de conserver le mouvement dans l’après-décoche (bascule);

Ensuite vous pratiquez au repos une inspiration puis une expiration, c’est la relaxe. Cet exercice maintient la concentration pour la flèche suivante.